Philosophie

Nous rêvons d’un monde meilleur, un monde plus libre, plus juste et plus ouvert.

Un monde en partage, où l’on prendrait soin de soi et d’autrui comme de la nature. Un monde où chacun aurait sa place, où chacun aurait un toit. Car avoir un toit conditionne notre protection vis-à-vis de l’extérieur, la possibilité de repos et d’intimité. C’est un besoin fondamental. Aussi en tant que jeunes praticiens, nous considérons le logement comme notre secteur prioritaire d’intervention.

 

Nous croyons en l’existence d’un esprit du lieu, un genius loci.

Nous nous considérons comme des passeurs, dont le rôle est d’accompagner la transformation des lieux, que ceux-ci soient tombés en désuétude, ou encore vierges de toute occupation humaine. Tout est déjà là : le paysage, la matière… la lumière. Alors, avant toute intervention, nous passons un temps infini sur site. Nous écoutons et nous observons avec le plus grand recueillement.

 

Nous imaginons l’architecture comme un processus de création transversal, collectif et ouvert.

La participation et la coopération de l’ensemble des acteurs sont pour nous des conditions sine qua non à l’émergence du projet. Pour cela, nous mettons en place des outils spécifiques de communication, comme des maquettes à très grande échelle. Forts d’une vision de synthèse, nous assumons cependant la responsabilité de guider le projet et d’assurer sa cohérence de bout en bout de l’opération.

 

Nous privilégions les éléments d’ossature légère, bois ou métal, pour des questions de manutention et de réemploi des matériaux.

Les structures apparentes ont notre préférence, contre les finitions en plaques de plâtre, mais nous restons ouverts à tout type de matérialité, pourvu qu’elle ait un sens dans le contexte donné. Nous portons une attention particulière à l’enveloppe du bâtiment, non seulement en terme de performance énergétique, mais aussi de rapport à l’extérieur (lumière, ouvertures).

 

Nous cherchons à introduire le mouvement et la flexibilité en architecture.

D’un point de vue matériel, cela se traduit par la recherche d’aménagements flexibles et l’usage de rideaux ou parois coulissantes (shōji), en lieu et place d’un cloisonnement fixe. D’un point de vue immatériel, cela correspond à un processus de projet souple et évolutif, qui accepte les aléas. Nous laissons la possibilité que les choses se transforment, que ce soit pendant ou après notre intervention.

 

Nous savons faire beau – et beaucoup – avec peu.

Les questions budgétaires ne nous ont jamais effrayés, bien au contraire. Mettre des limites, c’est avant tout reconnaître que les ressources naturelles ne sont pas illimitées et cela entre en adéquation avec notre profond respect de l’environnement. Nous aimons les choses simples, évidentes. Nous trouvons que la beauté réside moins dans les finitions que dans les intentions, que tout matériau peut être magnifié par la qualité de sa mise en œuvre.